Panettone : histoire, recette et secrets de la brioche italienne de Noël

Panettone : histoire, recette et secrets de la brioche italienne de Noël

Le panettone, c’est cette grande brioche dorée que les Italiens posent sur la table à Noël depuis des sièclés. Une mie filante jaune pâle, des raisins secs gorgés de sirop, des éclats de cédrat et d’orange confits, le tout dans un dôme arrondi qui dépasse largement du moule. Le résultat d’une fermentation très longue, d’un savoir-faire transmis depuis Milan et d’une patience que la pâtisserie industrielle a parfois oubliée.

Tout comme le panettone, le gâteau de Noël italien qu’est le pandoro fait partie des incontournables des fêtes en Italie.

Beaucoup en achètent un en supermarché chaque mois de décembre sans vraiment savoir ce qu’ils tiennent entre les mains. D’où vient cette brioche ? Comment la reconnaître quand elle est bien faite ? Pourquoi certains panettones se conservent un mois et d’autres rassissent en trois jours ? Et surtout, est-ce qu’on peut le réussir chez soi sans matériel professionnel ? On répond à tout ça, recette à l’appui.

D’où vient le panettone : Milan, le duc Sforza et la légende du mitron Toni

Le mot « panettone » vient de l’italien « panetto », qui désigne un petit pain. Le suffixe augmentatif « -one » transforme ce petit pain en un grand pain. Étymologiquement, le panettone n’est donc rien d’autre qu’un « gros pain ». Sauf qu’en lombard, on le surnommait « pan de ton », autrement dit « pain de luxe ». Et c’est là toute son histoire.

La plus célèbre légende remonte au XVe sièclé, à la cour de Ludovic Sforza, duc de Milan. Le récit raconte qu’un soir de Noël, le cuisinier ducal laissa carboniser le dessert prévu pour un grand banquet. Devant le désastre, un jeune mitron prénommé Toni proposa une alternative : il avait préparé pour lui-même, avec ce qui restait dans le garde-manger (un peu de farine, du beurre, des œufs, de l’écorce de cédrat et quelques raisins), un pain riche et sucré. Le cuisinier accepte et porte la brioche sur la table. Tout le monde adore. Quand le duc demande le nom de cette merveille, le chef répond : « l’è ‘l pan del Toni » – c’est le pain de Toni. De « pan del Toni » à « panettone », il n’y avait qu’un pas.

Au-delà de la légende, le panettone à une trace écrite très ancienne. Le registre des dépenses de l’Almo Collegio Borromeo de Pavie mentionne, à la date du 23 décembre 1599, l’achat de 5 livres de beurre, 2 livres de raisins secs et 3 onces d’épices destinés au boulanger pour confectionner 13 « gros pains » à offrir aux écoliers le jour de Noël. C’est la première attestation documentée. Quelques années plus tard, en 1606, le dictionnaire milanais « Varon Milanes » décrit déjà le « panaton » comme un « gros pain qu’on a l’habitude de faire le jour de Noël ». La tradition était donc déjà bien installée.

Au XVIIIe sièclé, l’écrivain Pietro Verri parle de « pane de tono » en évoquant une coutume du IXe sièclé où la famille milanaise se réunissait autour du foyer pendant que le père de famille rompait un grand pain pour le partager en signe de communion. Difficile de dire si Verri romance ou s’appuie sur des sources solides, mais l’idée d’un pain partagé à Noël est ancrée dans la culture lombarde depuis très longtemps.

Le panettone tel qu’on le connaît, avec sa forme haute caractéristique, date plutôt du XXe sièclé. Deux noms reviennent : Angelo Motta et Gioacchino Alemagna. Dans les années 1920, ces deux pâtissiers milanais ont eu l’idée d’enserrer la pâte dans un moule de papier cylindrique pour la forcer à pousser vers le haut plutôt que sur les côtés. Le succès commercial a été immédiat et la silhouette du panettone moderne, ce dôme qui dépasse du moule de plusieurs centimètrès, a fait le tour du monde.

Ce qui distingue un vrai panettone d’un imitateur

Un panettone authentique repose sur cinq piliers : la farine, le beurre, les œufs, le sucre et le levain naturel. Tout le reste (parfums, fruits, glaçages) se construit autour de cette base. Et c’est précisément le levain qui fait la différence entre un grand panettone et un brioche améliorée.

Pour réussir un panettone maison, il est essentiel de disposer du bon matériel de pâtisserie.

La farine doit être très riche en gluten, type Manitoba ou farine de force, capable de supporter une fermentation longue sans se déchirer. Les œufs entrent en grande quantité, surtout les jaunes, qui apportent la couleur jaune intense de la mie et la rondeur en bouche. Le beurre représente souvent 25 à 30 % du poids de la pâte. Quant au sucre, il sert autant à nourrir la levure qu’à parfumer.

Le coeur du panettone, c’est le « lievito madre », un levain naturel italien entretenu pendant des décennies parfois. Certaines maisons utilisent des levains plus que centenaires, rafraîchis chaque jour, et c’est ce levain qui donne au panettone industriel sa capacité à se conserver pendant des semaines sans rassir. La fermentation s’étale sur 24 à 72 heures dans la pâtisserie traditionnelle, avec parfois quatre jours de levée fractionnée chez les artisans les plus pointilleux.

Côté garniture, on trouve traditionnellement des raisins secs (souvent du muscat d’Alexandrie réhydraté), des cubes de cédrat confit et des dés d’orange confite. Pas de chocolat, pas de fruits frais, pas de crème. Le panettone classique, dit « Milano », est sec, parfumé, et se déguste avec un mascarpone monté ou un verre de Moscato d’Asti. Les variantes (chocolat, pistache, glace) sont arrivées beaucoup plus tard et ne sont pas considérées comme traditionnelles.

Détail qui surprend : un bon panettone, une fois sorti du four, se retourne tête en bas et reste dans cette position pendant plusieurs heures. Sans cette étape, la mie s’affaisse sous son propre poids et le dôme retombe. Les pâtissiers italiens piquent traditionnellement des aiguilles métalliques en croix dans le bas du moule pour suspendre le panettone à l’envers entre deux supports.

La recette traditionnelle du panettone italien

La recette traditionnelle du panettone italien

Voici une recette de panettone domestique pour un moule de 750 grammes. Elle utilise de la levure fraîche plutôt que du levain naturel, ce qui rend la préparation beaucoup plus accessible. Le résultat n’aura pas la conservation longue d’un panettone artisanal, mais le goût et la texture s’en approcheront sérieusement.

Ingrédients pour la pâte de base (premier pétrissage)

IngrédientQuantité
Farine de force (T55 forte ou Manitoba)250 g
Lait tiède100 ml
Levure fraîche de boulanger15 g
Sucre50 g
Jaunes d’œuf3
Beurre mou80 g
Sel4 g

Ingrédients pour la pâte finale (deuxième pétrissage)

IngrédientQuantité
Farine de force150 g
Sucre50 g
Jaunes d’œuf2
Beurre mou70 g
Miel1 cuillère à soupe
Zeste d’un citron non traité1
Zeste d’une orange non traitée1
Vanille (gousse grattée)1
Raisins secs100 g
Cédrat confit en dés50 g
Orange confite en dés50 g
Rhum brun3 cuillères à soupe

Étapes

  1. La veille, faites tremper les raisins secs dans le rhum brun pendant au moins 4 heures. Égouttez et réservez.
  1. Délayez la levure dans le lait tiède (pas plus de 30 °C). Ajoutez la farine, le sucre et les jaunes d’œuf. Pétrissez 10 minutes au robot avec le crochet, vitesse moyenne.
  1. Incorporez le beurre mou en plusieurs fois, attendez qu’il soit absorbé avant chaque ajout. Ajoutez le sel à la fin. La pâte doit être lisse, élastique, légèrement collante. Couvrez et laissez lever 2 heures à 24 °C, puis 8 à 12 heures au réfrigérateur.
  1. Le lendemain, sortez la pâte, ajoutez la farine, le sucre, les jaunes, le miel, les zestes et la vanille. Pétrissez 15 minutes. Incorporez le beurre mou en plusieurs fois.
  1. Quand la pâte se décolle des parois, ajoutez les fruits confits et les raisins égouttés. Mélangez juste assez pour les répartir, sans casser la pâte.
  1. Façonnez une boule, déposez-la dans un moule à panettone de 18 cm de diamètre. Couvrez et laissez lever 4 à 6 heures à 26-28 °C, jusqu’à ce que la pâte arrive au bord du moule.
  1. Préchauffez le four à 180 °C. Avec un cutter, incisez une croix sur le dessus du panettone et déposez une noisette de beurre au centre. Enfournez 10 minutes à 180 °C, puis baissez à 165 °C et poursuivez la cuisson 40 à 50 minutes. La sonde à cœur doit indiquer 92 °C.
  1. À la sortie du four, piquez deux longues brochettes en bas du moule en croix. Suspendez le panettone tête en bas entre deux chaises, deux casseroles ou tout support adapté. Laissez refroidir 8 heures dans cette position.

Coupez en parts triangulaires depuis le sommet, comme une part de tarte. Le panettone se déguste tiède, à température ambiante, ou légèrement passé au four pour le réveiller. Comptez environ 6 heures de travail effectif réparties sur deux jours, plus les temps de levée.

Le levain naturel et la longue fermentation : le vrai secret du panettone

Si vous voulez aller plus loin que la version à la levure fraîche, il faut s’attaquer au « lievito madre ». Ce levain à base d’eau et de farine ne contient ni levure de boulanger ni additif. Il se nourrit des levures sauvages présentes dans la farine et dans l’air. Une fois actif, il faut le rafraîchir tous les deux jours, parfois tous les jours pendant la semaine où l’on prépare le panettone.

Le rafraîchi consiste à mélanger une part de levain mère avec deux parts de farine de force et un peu d’eau, puis à laisser fermenter 4 heures à 28 °C. Pour un panettone, on enchaîne souvent trois rafraîchis successifs sur 24 heures avant de lancer la pâte. Cette gymnastique sert à un seul objectif : avoir une population de levures et de bactéries lactiques au sommet de leur forme au moment du pétrissage.

La fermentation longue change tout. Elle développe des arômes complexes (notes lactées, miel, beurre noisette, agrume mûr), elle assouplit la mie, et surtout elle permet au panettone de se conserver. Le pH bas du levain naturel ralentit le rassissement et limite le développement des moisissures. C’est pour ça qu’un panettone artisanal de qualité se garde trois à quatre semaines à température ambiante, là où une brioche classique perd son moelleux en deux jours.

Pour un boulanger amateur, le lievito madre demande de la patience. Comptez deux à trois mois pour qu’un levain démarré de zéro atteigne sa pleine maturité. Beaucoup d’apprentis pâtissiers achètent un morceau de levain à un artisan ou à un confrère plutôt que de partir de rien. Une fois le levain stable, il s’entretient à vie, comme un animal de compagnie un peu exigeant.

Panettone artisanal contre panettone industriel : comment choisir le bon

L’Italie produit environ 117 millions de panettones par an, dont une écrasante majorité provient de la grande industrie. Les marques Bauli, Maina, Tre Marie, Galup, Motta et Alemagna se partagent l’essentiel du marché. Leurs produits sont corrects, peu chers (autour de 5 à 10 euros pour un panettone de 750 grammes), mais souvent fades. La pâte est levée chimiquement ou avec une dose de levain qui suffit à peine à donner la texture, sans le goût qui va avec.

Un panettone artisanal coûte plutôt 25 à 60 euros, parfois plus pour les pièces signées par des grands noms (Iginio Massari, Roberto Cantolacqua, Olivier Haustraete pour la France). À ce niveau de prix, on achète :

  • une pâte fermentée 48 à 72 heures sur lievito madre
  • des fruits confits maison ou de très haute qualité
  • du beurre frais en grande quantité (parfois 40 % du poids de la pâte)
  • des œufs de poules élevées en plein air
  • pas de conservateur, pas d’arôme artificiel

Pour distinguer le bon du moins bon en magasin, quelques indices fiables. Lisez la liste d’ingrédients : les premiers cités sont les plus présents. Un bon panettone commence par farine, eau, beurre, jaunes d’œuf, sucre, raisins. Si vous voyez « huile de palme » ou « margarine » dans les premières lignes, passez votre chemin. Vérifiez aussi la date de fabrication : un panettone artisanal porte une date récente, alors qu’un produit industriel peut traîner trois mois en rayon avant Noël.

Le label IGP (Indication Géographique Protégée), créé en 2005, ne certifie pas le panettone lui-même mais protège l’appellation « Panettone di Milano » pour les produits respectant un cahier des charges précis sur les ingrédients et les méthodes. Tous les industriels ne le revendiquent pas, et certains artisans s’en passent. Ce n’est donc pas un critère absolu, mais sa présence reste un bon signe.

Côté texture, un panettone réussi doit s’effilocher en longs filaments quand on le déchire à la main. Si la mie casse net comme un cake, c’est qu’il n’a pas eu assez de temps pour fermenter. Si elle est sèche, c’est probablement qu’il manque du beurre ou des œufs. La couleur jaune profond signale une bonne dose de jaunes d’œuf, un panettone très pâle traduit souvent une recette économique.

Le panettone au chocolat : la variante gourmande qui fait débat

Les puristes milanais haussent les épaules quand on leur parle de panettone au chocolat. Pour eux, ce n’est pas un panettone, c’est un dérivé. Pour les amateurs de chocolat, c’est l’inverse : le panettone aux pépites de chocolat noir est devenu la version la plus vendue en France, devant la version classique aux fruits confits.

La pâte reste la même que pour le panettone traditionnel. On remplace simplement les fruits confits et les raisins par 200 grammes de pépites de chocolat noir à 70 % de cacao. Les pépites doivent être incorporées en toute fin de pétrissage pour ne pas fondre dans la pâte tiède. Certains pâtissiers préfèrent les chunks (gros morceaux taillés à la main) plutôt que les pépites industrielles, plus régulières mais moins gourmandes en bouche.

Pour aller plus loin, on peut tenter le panettone double chocolat : on ajoute 30 grammes de cacao en poudre non sucré dans la deuxième pâte, ce qui colore la mie en marron et intensifie le goût. La cuisson reste identique, mais surveillez la température à cœur car la pâte au cacao colore plus vite à l’extérieur. Une croûte trop foncée peut faire croire que l’intérieur est cuit alors qu’il manque encore quelques minutes.

D’autres variantes méritent le détour. Le panettone glaçage chocolat (recouvert d’une coque de chocolat noir tempéré et de noisettes torréfiées) reprend l’esprit du gâteau italien tout en lui donnant un côté plus festif. Le panettone à la crème de noisette imite le Nutella sans le sucre raffiné. Le panettone au pistache, plus rare, mélange pâte verte et éclats de chocolat blanc, c’est une version sicilienne devenue à la mode.

Côté accord, le panettone au chocolat se marie bien avec un vin doux comme le Moscato d’Asti (légèrement pétillant, peu alcoolisé) ou un Recioto della Valpolicella (rouge doux). Pour les non-buveurs, un café espresso serré ou un chocolat chaud épais font parfaitement l’affaire. Évitez les vins très sucrés type Sauternes, ils écrasent les notes du chocolat.

Comment déguster, accompagner et conserver le panettone

Le panettone se coupe en parts triangulaires, du sommet vers la base, comme une pizza. Cette découpe traditionnelle permet à chacun d’avoir un peu de croûte dorée et un peu de mie tendre. Évitez de le trancher horizontalement, ça gâche la structure verticale du gâteau.

À la maison, le panettone se sert souvent en fin de repas de Noël, accompagné de quelques garnitures qui le subliment :

  • du mascarpone monté avec un peu de sucre et un trait de Marsala
  • une crème anglaise tiède à la vanille
  • une glace vanille ou pistache pour les enfants
  • un coulis de fruits rouges si vous trouvez le panettone trop sec
  • un peu de zabaglione (sabayon italien au Marsala)

Côté boisson, les Italiens sortent le Moscato d’Asti DOCG, ce vin pétillant léger et sucré qui équilibre la richesse du gâteau. On peut aussi opter pour un Asti Spumante, un Vin Santo toscan ou un Recioto di Soave. Pour un Noël plus français, un crémant doux ou un Jurançon moelleux fonctionnent bien. Les amateurs de spiritueux apprécient une grappa ou un limoncello bien froid.

Pour la conservation, suivez quelques règles simples. Un panettone artisanal sous vide se garde 4 à 6 semaines à température ambiante, dans son sachet d’origine, à l’abri de la chaleur. Une fois ouvert, il faut le consommer dans les 5 à 7 jours, en le réenfermant dans son sachet ou dans un film alimentaire. Ne le mettez surtout pas au réfrigérateur, le froid accélère le rassissement et durcit la mie.

Si vous avez des restes de panettone qui commencent à sécher, ne les jetez pas. Ils se prêtent à plusieurs recettes de récup’ :

  • pain perdu : trempez les tranches dans un mélange œuf-lait-cannelle, poêlez au beurre, saupoudrez de sucre glace
  • charlotte : tapissez un moule de tranches de panettone, garnissez de crème pâtissière et de fruits rouges
  • bread pudding : cubes de panettone, lait, œufs, raisins, cuisson au four en cocotte
  • tiramisu : remplacez les biscuits à la cuillère par des tranches fines de panettone trempées dans le café
  • glace : mixez du panettone avec de la crème glacée vanille, ça fait une glace italienne minute

Panettone, pandoro, colomba : ne plus confondre les brioches italiennes

L’Italie à trois grandes brioches de fête, et on les mélange souvent. Petit récapitulatif pour ne plus se tromper.

Le panettone, on l’a vu, vient de Milan, se déguste à Noël, contient des fruits confits et des raisins, et à une forme cylindrique haute avec un dôme arrondi. C’est la plus connue à l’étranger.

Le pandoro vient de Vérone, ville romaine du nord-est de l’Italie. Sa forme est radicalement différente : un tronc à huit pointes ressemblant à une étoile vue du dessus, sans aucun fruit ni raisin, simplement saupoudré de sucre glace au moment du service. La mie est jaune vif, beurrée, parfumée à la vanille. Le pandoro se mange aussi à Noël, en alternative pour ceux qui n’aiment pas les fruits confits. La maison Melegatti l’a popularisé en 1894 et détient toujours sa recette historique.

La colomba pasquale est la brioche de Pâques. Sa forme évoque une colombe (les ailes déployées et la tête en avant), d’où son nom. La pâte ressemble à celle du panettone mais sans raisins ni cédrat ; à la place, on trouve des dés d’orange confite et un glaçage aux amandes parsemé de sucre perlé. C’est moins riche que le panettone, plus léger en bouche, et c’est l’équivalent italien de notre brioche pascale.

Trois autres petites soeurs méritent une mention :

  • le pan d’oro vénitien : version locale du pandoro, légèrement différente
  • le panforte de Sienne : pas une brioche, mais un nougat dense aux fruits confits et amandes
  • le buccellato sicilien : brioche en couronne fourrée de figues, raisins et noix

Si vous voulez offrir une brioche italienne pour Noël, le panettone reste le choix sûr et universel. Pour quelqu’un qui n’aime pas les fruits confits, optez pour un pandoro ou un panettone au chocolat. Et si vous découvrez la pâtisserie italienne, achetez les trois et faites une dégustation comparative en famille, c’est un excellent moyen de comprendre le savoir-faire de chaque région.

Questions fréquentes sur le panettone

Quelle est la différence entre un panettone et une brioche classique ?

Le panettone se distingue de la brioche par trois éléments. Sa pâte fermente beaucoup plus longtemps (24 à 72 heures contre 2 à 4 heures pour une brioche), souvent sur levain naturel plutôt que levure de boulanger. Sa proportion de jaunes d’œuf et de beurre est nettement plus élevée, ce qui lui donne sa mie filante caractéristique. Et il contient toujours des fruits confits et des raisins secs, là où la brioche reste nature.

Combien de temps se conserve un panettone ?

Un panettone industriel sous vide se conserve 3 à 4 mois fermé, indication portée sur l’emballage. Un panettone artisanal sur levain naturel tient 4 à 6 semaines à température ambiante dans son sachet d’origine. Une fois ouvert, comptez 5 à 7 jours pour un produit artisanal et 7 à 10 jours pour un industriel. Ne le mettez jamais au réfrigérateur, le froid durcit la mie irréversiblement.

Pourquoi mon panettone maison s’affaisse-t-il après cuisson ?

Trois causes possibles. Soit la pâte n’a pas assez levé avant cuisson (elle doit affleurer le bord du moule). Soit la cuisson a été trop courte et le coeur n’est pas pris (visez 92 °C à coeur). Soit, et c’est le plus fréquent, vous avez oublié de retourner le panettone tête en bas dès la sortie du four. Cette étape est non négociable, elle empêche la mie chaude de s’écraser sous son propre poids.

Peut-on faire un panettone sans levain naturel ?

Oui, avec de la levure fraîche de boulanger comme dans la recette donnée plus haut. Le résultat sera proche d’un panettone artisanal en goût et texture, mais la conservation sera limitée à 4 ou 5 jours au lieu de plusieurs semaines. Pour une première tentative, commencez par cette version, vous vous attaquerez au lievito madre une fois la technique maîtrisée.

Quel moule utiliser pour un panettone maison ?

Les moules en papier vendus en magasin spécialisé sont l’option idéale, ils supportent le four et donnent au panettone sa forme cylindrique caractéristique. Un moule de 18 cm de diamètre et 10 cm de hauteur convient pour un panettone de 750 grammes. À défaut, un moule à charlotte ou un moule à soufflé haut peut faire l’affaire, à condition de bien le beurrer et de le tapisser de papier sulfurisé.

Est-ce qu’un panettone est très calorique ?

Une part de 100 grammes de panettone classique apporte environ 360 à 400 kilocalories. C’est comparable à un croissant beurré ou à une part de gâteau au chocolat. Le sucre, le beurre et les fruits confits expliquent ce chiffre. Comme il se déguste en fin de repas et en petite portion, ça reste raisonnable dans une alimentation équilibrée. Évitez juste d’en manger un quart par soir pendant trois semaines.

Quelle est la meilleure boisson pour accompagner un panettone ?

Le mariage classique reste le Moscato d’Asti DOCG, vin pétillant doux et léger qui équilibre la richesse du gâteau sans l’écraser. Le Vin Santo toscan, plus puissant, va aussi très bien. Pour un dessert sans alcool, un thé noir parfumé à la bergamote (Earl Grey) ou un café espresso serré font parfaitement le contrepoint. Évitez les boissons sucrées industrielles, elles cassent les arômes du gâteau.
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